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L’histoire de Loubillé évite les chemins ordinaires

S’intéresser à Loubillé, c’est s’engager sur « la piste aux étoiles ». C’est découvrir un auteur de cartes postales en patois, un ombromane antipodiste, une dompteuse de tigres, etc.

LOUBILLÉ CITÉ DES ARTISTES

Si « tous les chemins mènent à Rome », pour gagner Loubillé les touristes devront délaisser les routes départementales ou communales, et s’engager sur « la piste aux étoiles ». Parce que c’est cette route que leur conseilleront avec malice les vieux Loubilléens. Eux qui savent bien que leur commune rurale mérite, plus que toute autre, d’être baptisée : « Cité des artistes ». Pensez donc, la paroisse du pape Clément XV, une cité habitée par quatre vedettes dont le talent impose une biographie.

chassinoChassino (Eléonore Chassin)

Cette petite commune du sud des Deux-Sèvres a vu naître deux enfants exceptionnels et résider des phénomènes : Chassino (1869-1955), ombromane international - et son fils prestidigitateur dit Grand’Louis (1901-1969) ; C. Lestin (1886-1917), habile auteur de cartes postales légendées en patois ; enfin elle a accueilli de 1940 à 1955 une dompteuse de fauves qui fera une carrière internationale : Marffa la Corse (1908-1997).

grandlouisChassino (junior dit Grand'Louis)

L’histoire de ces artistes mérite d’être contée car elle n’est pas ordinaire. Elle doit imprégner nos mémoires car ces vedettes ont leur place au Panthéon des artistes. Des stars qui ont en commun l’envie de ne pas être esclaves de la terre, du bétail, la volonté de ne pas se rompre le dos en labourant, et de voyager. Comme le célèbre Petit Poucet.

clestin_portrait_interforain.jpg

C. Lestin (Célestin Guérineau)

C’est une longue balade que la découverte de ces artistes. A Loubillé, personne ne les a oubliés. Mais leur souvenir s’estompe dès que les limites de la commune sont franchies. A Paizay-Naudouin, la tempête de 1999 avait fait s’écrouler la tombe de C. Lestin (Célestin Guérineau). Ce sont nos recherches pour rappeler cet illustrateur au bon souvenir de tous - et la compréhension du maire, qui ont permis de restaurer cette tombe en 2007. Et depuis, nombreux sont les admirateurs à être allés saluer l’artiste.

Chacune des familles a conservé bien au chaud l’histoire de son phénomène, mais très souvent il ne subsiste que des souvenirs diffus et quelques documents seulement. Pour compléter, nos pas nous ont portés parfois très loin de Loubillé, à Toulouse par exemple. Le téléphone a fait des miracles. Et la fouille systématique des vieux journaux n’a pas été vaine.

En 1988, Jean Dumousseau qui avait pisté C. Lestin avec l’aide précieuse de Joël Aumand, a publié dans le magazine Aguiaine - société d’études et de folklore du centre-ouest (SEFCO) - un article consacré à Célestin Guérineau. En 2007, le prêt de nombreuses cartes postales, et des recherches approfondies, ont permis une première exposition.

marffa1933.jpg

En 2008, Chassino et Marffa la Corse lui emboîtaient le pas. Mais une exposition est par définition éphémère. D’où cet ouvrage pour fixer le souvenir de ces grands de Loubillé. Nous avons essayé de rassembler le plus de documents et de témoignages possibles. Nous sommes pourtant persuadés qu’il en restera de nombreux à mettre au jour.

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